2nde Bac Pro Canin-Félin : rencontre avec Philippe Le Faou, auteur de romans
C’est au CDI (Centre de Documentation et d’Information) du lycée Pommerit qu’une belle rencontre a récemment eu lieu. Les lycéens de 2nde Bac Pro CAEHSCF (Conduite d’Activités d’Élevage et d’Hébergement dans le Secteur Canin-Félin) ont eu la chance de rencontrer et d’échanger avec un auteur de romans, dans le cadre de leur cours de français. Philippe Le Faou est venu leur parler de son dernier livre, « Les Louves noires ».
Philippe Le Faou connaît bien les établissements scolaires : professeur de lettres, il a enseigné dans plusieurs collèges du secteur (Plouha, Pontrieux, Tréguier) avant de devenir successivement directeur du collège Saint-Yves de Tréguier, du collège-lycée Notre-Dame de Guingamp, puis du collège-lycée Saint-Joseph Bossuet de Lannion. Depuis trois ans, il est à la retraite et peut s’adonner pleinement à sa passion pour l’écriture. Il vient de publier son deuxième livre : « Les Louves noires ».

Des colonies anglaises sur la côte américaine jusqu’au président Trump
À partir de ce titre, un échange s’est installé entre Philippe Le Faou et les élèves. Sur le tableau, l’auteur a affiché des cartes et expliqué l’histoire des colonies anglaises du XVIIIe siècle sur la côte est des États-Unis. Un petit cours d’histoire pour présenter le contexte historique qui sert de toile de fond au roman. « Les Louves noires » revient sur l’intégration des femmes noires aux États-Unis. Harriet Tubman, née vers 1822, était une femme noire esclave. À 27 ans, elle décide de s’enfuir du Sud des États-Unis pour rejoindre le Nord. C’est la guerre de Sécession. Elle a œuvré dans l’armée du Nord, puis est devenue une militante active antiesclavagiste et pour les droits des femmes. « Son portrait devait initialement figurer sur le billet de 20 dollars américains à partir de 2020, un choix du président américain Obama. Mais l’administration de Donald Trump, arrivée au pouvoir, a empêché cela… Harriet Tubman aurait été la première femme sur un billet américain, et la première femme noire. C’est cette actualité récente qui m’a inspiré le roman. L’histoire raconte celle d’un journaliste envoyé à Baltimore après l’élection de Donald Trump… », explique Philippe Le Faou. Une enquête haletante à découvrir au fil des pages des « Louves noires ».
Des jeunes attentifs, curieux...

Avec les élèves, les échanges ont également porté sur le racisme, l’esclavagisme, le féminisme, mais aussi sur la construction d’un livre : le style narratif, le cadre, la fiction, la manière d’écrire. « Aujourd’hui, les personnages de mon roman Les Louves noires ont quitté le papier pour rencontrer des voix et des regards. Face à moi, au lycée Pommerit, des jeunes attentifs, curieux, étonnamment captivés. Ils m’ont écouté, interrogé, parfois bousculé. Ce dialogue-là, sincère et exigeant, est sans doute l’un des plus beaux cadeaux qu’un auteur puisse recevoir. Merci aux élèves pour leur intelligence, leur sensibilité, leur écoute », souligne Philippe Le Faou. « Ces échanges donnent tout son sens à l’écriture : quand une histoire devient un lieu de rencontre, de transmission et de partage. Ce sont de délicieux moments qui rappellent pourquoi on écrit. »
« Les louves noires », un roman édité aux éditions Paper Glaz de Guingamp et à découvrir dans toutes les bonnes librairies !



